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Incident

Délestages : Deux dirigeants de Gabon 1ère bloqués dans un ascenseur suite à une coupure de la SEEG

Délestages : Deux dirigeants de Gabon 1ère bloqués dans un ascenseur suite à une coupure de la SEEG
Délestages : Deux dirigeants de Gabon 1ère bloqués dans un ascenseur suite à une coupure de la SEEG © 2026 D.R./Info241

Le siège de l’audiovisuel public gabonais a frôlé le drame humain ce vendredi 6 mars. La Maison Georges Rawiri, centre névralgique de Gabon 1ère, Radio Gabon et Télédiffusion du Gabon, a été plongée dans un black-out total pendant près de 24 heures. Cette paralysie, consécutive à un délestage de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) opéré sans avertissement préalable, a exposé le sommet de la hiérarchie de l’entreprise à un péril physique et psychologique immédiat.

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Alors que les équipes techniques tentaient de basculer sur les systèmes de secours depuis la veille, une panne d’ascenseur a piégé simultanément les deux plus hauts responsables de l’institution. Le directeur général du groupe, Jean-Robert Moutchinga Boulingui, et la directrice des affaires financières se trouvaient ensemble dans la même cabine au moment de la coupure. Dans un environnement clos, privé de lumière et d’aération, ils ont vécu 30 minutes d’angoisse absolue avant d’être secourus.

Une évacuation médicale après trente minutes d’angoisse

L’incident a rapidement pris une tournure médicale. Si le directeur général a pu regagner ses bureaux après sa libération, sa collaboratrice a été victime d’une violente crise de panique. L’exiguïté de la cabine, combinée à l’incertitude sur la durée de l’enfermement, a nécessité son évacuation d’urgence vers une structure hospitalière de Libreville. Ce huis clos traumatisant illustre la vulnérabilité des agents publics, même au cœur d’un bâtiment classé comme infrastructure stratégique de l’État.

La victime tombant dans les pommes avant son évacuation

Sur le plan opérationnel, cet énième délestage a mis en lumière l’essoufflement du matériel de relais de la chaine. Le groupe électrogène de la Maison Rawiri a été sollicité au-delà de ses capacités habituelles, fonctionnant pendant plus de 15 heures avant de succomber à son tour à des défaillances mécaniques. Cette réaction en chaîne a forcé une grande partie du personnel au chômage technique, faute de pouvoir assurer la production et la diffusion des programmes dans des conditions de sécurité acceptables.

Le silence de la SEEG face aux risques humains

Dans les couloirs du palais de l’information, l’amertume est palpable. Une journaliste résume l’impuissance générale : « On a tout apprêté… mais malheureusement le courant n’est toujours pas revenu ». L’absence d’explications officielles de la part de la SEEG concernant ce délestage prolongé choque autant qu’elle inquiète. Ce silence administratif cache mal une réalité brutale : la sécurité des personnes et la continuité du service public de l’information sont désormais à la merci de réseaux électriques instables.

Au-delà de la simple panne technique, cet épisode relance le débat sur la maintenance préventive des ascenseurs et la fiabilité des alimentations sans coupure pour les services d’urgence. Le rétablissement du courant ne suffira pas à effacer le traumatisme d’une direction qui a vu sa sécurité compromise en plein cœur de la capitale.

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