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Inceste présumé

Gabon : Accusé du viol de sa petite-fille de 6 ans, un chef de village se donne la mort pour fuir la justice

Gabon : Accusé du viol de sa petite-fille de 6 ans, un chef de village se donne la mort pour fuir la justice
Gabon : Accusé du viol de sa petite-fille de 6 ans, un chef de village se donne la mort pour fuir la justice © 2026 D.R./Info241

Encore une affaire de viol sur fillette doublée d’inceste qui ne connaitra pas son épilogue judiciaire. et pour cause, l’auteur présumé des faits, Sylvain Ovono Zogo, le chef du village Konoville, située dans le canton Koum dans sein du département du Ntem (Woleu-Ntem, nord du Gabon), s’est donné la mort par pendaison dans la nuit du dimanche 15 mars.Une scène d’une atrocité rare a secoué la bourgade située près de Bitam. Le quinquagénaire a commis l’irréparable après de lourdes accusations viol sur sa propre petite-fille, une enfant âgée d’à peine 6 ans.

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Selon nos confrères de L’Union qui rapportent ce mercredi les faits, la tragédie s’est nouée avec une rapidité déconcertante une fois les faits portés à la connaissance du cercle familial. Selon une source proche du dossier, les notables de la famille, sitôt mis au fait de la situation, ont pris la résolution de ne pas couvrir ce crime. Ils ont fermement décidé de saisir les autorités judiciaires, de sorte que le bourreau présumé puisse répondre de ses actes devant la justice.

Une menace de poursuites fatale

Face à cette intransigeance familiale et à la perspective d’une arrestation imminente, le comportement de Sylvain Ovono Zogo s’est brusquement altéré. Réalisant que l’étau se resserrait autour de lui, l’homme serait devenu particulièrement agressif et totalement incontrôlable au cours des heures qui ont précédé son geste fatal. La peur d’affronter la justice et le déshonneur public ont vraisemblablement précipité sa funeste décision.

Animé par la sombre volonté d’échapper à ses responsabilités, l’auxiliaire de commandement du ministère de l’Intérieur a profité d’un court instant d’inattention au cœur de la nuit du 15 mars. Alors que son épouse, chargée de surveiller tous ses faits et gestes, s’était légèrement assoupie, il a trompé sa vigilance pour se faufiler discrètement derrière la cuisine de sa maison. C’est à cet endroit précis qu’il s’est donné la mort à l’aide d’une corde solidement attachée à son cou.

Consternation et incompréhension générale

Le corps sans vie du chef de village a été découvert peu de temps après par son épouse. Sitôt alertées, les autorités administratives et sécuritaires se sont promptement déployées sur les lieux du drame. Le préfet du département du Ntem, Maurice Obiang Ondo, s’est rendu sur place, accompagné des forces de l’ordre et d’un médecin légiste. Ce dernier n’a pu que constater le décès clinique d’Ovono Zogo, éteignant ainsi l’action publique à son encontre.

Partout dans la contrée, ce double drame suscite de vives interrogations et un traumatisme profond au sein de la population locale. De nombreux habitants s’interrogent sur ce qui a bien pu motiver le quinquagénaire à agir doublement de la sorte, brisant la vie d’une enfant innocente avant de s’ôter la sienne. La stupeur est d’autant plus grande que le regretté chef de village était jusqu’alors perçu par ses administrés et ses proches comme quelqu’un d’une « honnêteté sans faille ».

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