Gabon : Ivre et radin, sa copine fauchée lui vole des sous, son passeport et sa carte de séjour !
Un séjour à Mouila a viré au cauchemar administratif depuis plusieurs semaines au Gabon pour un ressortissant marocain de 30 ans. Après une soirée passée avec une jeune femme avec laquelle il entretenait une liaison, l’entrepreneur s’est réveillé sans son sac contenant environ 80 000 FCFA, mais surtout sans son passeport et sa carte de séjour. Jugée ce jeudi 24 septembre par le Tribunal de première instance de Mouila, Fatima Moussavou (20 ans), a reconnu avoir dérobé le sac et a été condamnée à 12 mois de prison, dont 6 avec sursis, ainsi qu’à 50 000 FCFA d’amende. Les documents administratifs n’ayant pas été retrouvés, la victime demeure à Mouila dans l’attente de pouvoir régulariser sa situation et poursuivre son déplacement.
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Selon L’union ce vendredi, les faits remontent au 26 août dernier dans la capitale provinciale de la Ngounié. S.Z., ressortissant marocain âgé de 30 ans et présenté comme entrepreneur, était de passage à Mouila, une ville où il se rendrait régulièrement. Il y a retrouvé Fatima Moussavou, jeune femme de 20 ans sans emploi domiciliée à Bavanga, dans le 2e arrondissement, avec laquelle il entretenait une relation. Les deux partenaires ont alors décidé de passer la soirée ensemble avant de prendre une chambre dans un établissement hôtelier.
Une soirée arrosée qui tourne au cambriolage
Fortement éprouvé par l’alcool consommé au cours de la soirée, le Marocain se serait rapidement endormi une fois dans la chambre. Profitant de son sommeil, Fatima Moussavou se serait emparée de son sac avant de quitter les lieux. Celui-ci contenait plusieurs documents administratifs ainsi qu’une somme évaluée à environ 80 000 FCFA. Avant son départ, la jeune femme aurait également verrouillé la porte de la chambre, laissant son compagnon enfermé à l’intérieur.
Le tribunal où a eu lieu les debats
À son réveil, S.Z. a dû solliciter de l’aide pour pouvoir sortir. Selon le récit présenté devant le tribunal, l’occupant de la chambre n’a finalement été libéré que grâce à l’intervention d’un responsable de l’établissement. L’affaire a ensuite été portée à la connaissance des services compétents et une enquête a été ouverte. Fatima Moussavou a été interpellée puis poursuivie devant le Tribunal de première instance de Mouila.
« Des difficultés financières » invoquées à la barre
Lors de l’audience correctionnelle du jeudi 24 septembre, la prévenue n’a pas nié avoir pris le sac. Elle a expliqué son geste par les difficultés financières auxquelles elle disait être confrontée. Elle reprochait notamment à son compagnon de ne pas répondre à ses demandes d’argent alors qu’elle estimait en avoir urgemment besoin. Cette justification n’a toutefois pas empêché le tribunal de retenir sa responsabilité pénale dans le vol.
Le dossier a surtout pris une tournure plus problématique lorsque la question des documents administratifs a été abordée. Le sac contenait notamment le passeport et la carte de séjour du ressortissant marocain, deux pièces indispensables à sa situation administrative et à ses déplacements. Interrogée sur leur sort, Fatima Moussavou a déclaré les avoir perdus. Elle a également affirmé ne plus savoir où ces documents pouvaient se trouver.
2 ans ferme requis, 6 mois effectifs prononcés
Dans ses réquisitions, le procureur de la République avait demandé une requalification des faits en vol aggravé. Le ministère public avait également requis deux années d’emprisonnement ferme à l’encontre de la jeune femme. Après délibéré, les juges n’ont cependant pas suivi le parquet sur cette qualification. Fatima Moussavou a finalement été reconnue coupable de vol.
Le tribunal l’a condamnée à douze mois d’emprisonnement, dont six mois assortis du sursis, soit six mois de prison ferme. Une amende de 50 000 FCFA a également été prononcée à son encontre. La décision sanctionne ainsi le vol de l’argent et des effets contenus dans le sac, mais ne règle pas immédiatement les conséquences administratives subies par la victime. Les pièces d’identité et de séjour demeuraient en effet introuvables à l’issue du procès.
80 000 FCFA envolés et une victime désormais coincée à Mouila
Pour S.Z., le préjudice dépasse donc largement les quelque 80 000 FCFA emportés. Privé de son passeport et de sa carte de séjour, l’entrepreneur marocain se retrouve pour l’heure contraint de demeurer à Mouila. Il doit obtenir de nouveaux documents ou accomplir les formalités nécessaires avant de pouvoir poursuivre normalement son déplacement. Une conséquence particulièrement lourde pour ce voyageur dont le passage dans la ville devait initialement être temporaire.
L’affaire se termine ainsi par une condamnation pour la jeune femme, mais avec une difficulté toujours entière pour son ancien compagnon. Les documents qu’elle reconnaît avoir emportés avec le sac n’ayant pas été retrouvés, le ressortissant marocain doit désormais engager des démarches pour régulariser sa situation. Ce qui avait commencé comme des retrouvailles entre deux personnes entretenant une relation s’est transformé, en quelques heures, en affaire judiciaire. Et pour la victime, la mésaventure se prolonge désormais dans les bureaux administratifs de Mouila.
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