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Gabon : Ses pieds gravement atteints et privé de salaire, le brigadier Assogo sera évacué et soigné à Libreville

Gabon : Ses pieds gravement atteints et privé de salaire, le brigadier Assogo sera évacué et soigné à Libreville
Gabon : Ses pieds gravement atteints et privé de salaire, le brigadier Assogo sera évacué et soigné à Libreville © 2026 D.R./Info241

Le cri de détresse du brigadier de police Christian Rodrigue Assogo a finalement été entendu au sommet de l’État. Après la diffusion, ce mercredi 2 septembre 2026, d’une vidéo montrant son état de santé particulièrement alarmant, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a ordonné son évacuation sanitaire et sa prise en charge médicale à Libreville. Une intervention porteuse d’espoir pour le policier et sa famille, même si l’évolution de son état de santé demeure encore inconnue.

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Affecté au commissariat d’Ombélé, à Franceville, dans la province du Haut-Ogooué, Christian Rodrigue Assogo apparaissait très affaibli dans la séquence devenue virale. Le fonctionnaire présentait d’importantes plaies aux jambes et aux pieds, dont il décrivait lui-même la profonde dégradation. Incapable, selon ses déclarations, de financer les soins nécessaires, il avait directement sollicité l’arbitrage du chef de l’État et de son épouse, Zita Oligui Nguema. 

Une intervention rapide du chef de l’État

La mobilisation suscitée par ces images a entraîné une réaction rapide de la Présidence de la République. « Sur instruction du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, les services compétents de la Présidence ont été saisis pour veiller à l’évacuation sanitaire et à la prise en charge médicale diligente du brigadier de police Christian Rodrigue Assogo », indique la communication relayée après son appel. 

Vidéos

Le policier doit ainsi être transféré vers une structure médicale de Libreville afin d’y recevoir des soins adaptés. Son dossier est désormais placé sous la coordination des services compétents de la Présidence. Cette décision éloigne, au moins provisoirement, le risque de voir sa situation continuer à se dégrader sans réponse médicale appropriée.

Un appel devenu viral en quelques heures

Dans sa vidéo, Christian Rodrigue Assogo affirmait vivre un véritable calvaire depuis plusieurs mois. Il soutenait notamment que sa solde avait été suspendue alors que sa maladie ne lui permettait plus de travailler normalement. Il dénonçait également le non-paiement de sa prime liée au défilé militaire du 17 août.

Un de ses pieds malades

Face à la caméra, le brigadier exposait des blessures particulièrement sévères et disait craindre des conséquences irréversibles. La violence des images et la détresse exprimée ont provoqué une forte émotion sur les réseaux sociaux gabonais. De nombreux internautes avaient alors appelé les autorités à intervenir sans délai pour sauver cet agent de l’État. 

La Police livre une autre version du dossier

L’intervention présidentielle ne met cependant pas fin aux interrogations administratives entourant cette affaire. Selon des responsables de la Police nationale cités dans la presse, Christian Rodrigue Assogo ne se serait plus présenté à son poste depuis 2024, après son retour d’une mission. Son absence prolongée aurait été assimilée par sa hiérarchie à une situation de désertion.

La même version indique que le brigadier aurait continué à percevoir sa solde jusqu’en juillet 2026, avant la suspension de son traitement. Sa prime du défilé du 17 août serait toujours conservée au commissariat d’Ombélé, son versement n’ayant pu être effectué en raison de son absence au moment de l’émargement. La hiérarchie affirme enfin qu’aucun certificat établi par un médecin militaire n’aurait été déposé pour justifier officiellement son absence.

Une confusion autour de son épouse

Entre l’annonce présidentielle et la concrétisation de l’aide, l’épouse du brigadier affirme avoir vécu un épisode particulièrement éprouvant. Selon son témoignage, elle aurait été invitée à un rendez-vous par des personnes se présentant comme mandatées pour organiser la prise en charge de son mari. Elle aurait finalement été conduite dans les locaux de la Police judiciaire afin d’y être entendue.

Son épouse après avoir été convoquée

La femme dit avoir fait un malaise après cette audition avant d’être transportée à l’hôpital Amissa de Franceville. Les raisons précises de sa convocation et les circonstances de son passage à la Police judiciaire n’ont pas été officiellement détaillées. Ces déclarations doivent donc encore être confrontées à la version des services concernés.

Une fin heureuse qui reste à consolider

Pour Christian Rodrigue Assogo, l’essentiel demeure désormais l’accès effectif aux soins. L’intervention de Brice Clotaire Oligui Nguema offre une issue favorable à son appel au secours, mais elle ne constitue que la première étape d’un parcours médical qui pourrait être long. Les médecins devront déterminer la nature exacte de ses lésions, leur degré de gravité et les traitements nécessaires pour éviter d’éventuelles séquelles définitives.

Une enquête administrative permettrait parallèlement d’éclaircir sa situation professionnelle, l’interruption de sa solde, la gestion de son absence et les démarches médicales précédemment entreprises. Si le chef de l’État a répondu à l’urgence humaine, la Police nationale devra encore expliquer comment l’un de ses agents a pu atteindre un tel niveau de détresse avant d’être pris en charge. Pour le brigadier Assogo, son épouse et leurs proches, l’espoir renaît néanmoins : l’appel lancé depuis Franceville a franchi les portes du Palais du Bord de mer et doit désormais se traduire par des soins effectifs.

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