Tchibanga : Une gabonaise de 20 ans retrouvée morte chez son amant policier, ses parents réclament justice
La mort de Guiliane Alicia Matamba, une jeune Gabonaise de 20 ans, plonge sa famille dans la douleur et provoque une vive émotion à Tchibanga (Nyanga, sud du Gabon). Son corps a été retrouvé ce jeudi 16 juillet au domicile d’un policier, commandant de l’Office central de lutte antidrogue (OCLAD) dans la capitale provinciale de la Nyanga. Ses parents évoquent des violences et réclament une enquête transparente pour connaître les causes exactes du décès. L’officier concerné avance, de son côté, la thèse de convulsions survenues dans sa salle de bain.
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Élève au lycée privé La Réussite, Alicia Matamba a été découverte sans vie dans une habitation du quartier Moukenga, dans le 2ᵉ arrondissement de Tchibanga. Les parents de la victime présentent cet homme comme l’amant de leur fille et affirment qu’il entretenait une relation amoureuse. Pour la famille, les circonstances dans lesquelles la jeune femme est entrée dans ce logement et y a perdu la vie doivent être entièrement reconstituées.
Un appel reçu quelques heures avant sa mort
Dans une vidéo diffusée après le drame, les parents d’Alicia Matamba, notamment son oncle, exposent publiquement leur version des faits. Ils affirment que leur fille a reçu, vers 15 heures, un appel du commandant lui demandant de passer à son domicile. La jeune femme aurait accepté ce rendez-vous et se serait rendue au quartier Moukenga dans l’après-midi. Elle n’en est jamais ressortie vivante, un enchaînement qui nourrit aujourd’hui les soupçons et la colère de ses proches.
Vidéos
La famille affirme que le corps de la victime présentait plusieurs marques visibles pouvant laisser penser à des violences physiques. Sur cette base, les parents soutiennent qu’Alicia Matamba a été « battue à mort » et refusent la thèse d’un simple malaise. Cette accusation demeure à établir par des examens médicaux et des investigations judiciaires, mais elle est désormais portée directement et publiquement par la famille. Une autopsie doit déterminer l’origine des marques signalées, la cause du décès ainsi que l’heure à laquelle la jeune femme a perdu la vie.
Le commandant avance la thèse des convulsions
L’officier de police donne une version opposée à celle des parents. Il affirme qu’Alicia Matamba a demandé à prendre une douche après son arrivée dans le logement et qu’il lui a montré le bouton permettant d’utiliser l’eau chaude. Après avoir quitté la salle de bain, il serait revenu plusieurs minutes plus tard et aurait découvert la jeune femme en pleine convulsion, avec de la mousse à la bouche. Il soutient avoir immédiatement alerté ses collègues avant d’informer la famille de la victime.
La victime alors pleine de vie
Ce récit devra être confronté aux constatations effectuées dans le logement et aux résultats de l’examen du corps. Les enquêteurs devront vérifier les horaires de l’appel, de l’arrivée d’Alicia Matamba, de sa découverte dans la salle de bain et de l’alerte donnée aux collègues. L’exploitation des téléphones, l’audition des personnes contactées et d’éventuelles analyses toxicologiques permettront également de préciser la chronologie. La qualité de commandant de l’OCLAD rend indispensable une procédure indépendante, sans pression ni traitement de faveur.
Les parents interpellent les autorités gabonaises
Les parents demandent au ministre de l’Intérieur, à la Police nationale gabonaise et aux autorités judiciaires de faire toute la lumière sur la mort de leur fille. « La lumière doit être faite. La vérité doit être établie. La justice doit être rendue, sans complaisance, sans pression, sans protection », réclame la famille. Les résultats de l’autopsie, les relevés téléphoniques et les auditions devront permettre de départager les deux versions. Pour la famille Boutamba, seule une enquête transparente pourra établir la vérité et rendre justice à cette jeune femme morte à seulement 20 ans.
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