Alerte sanitaire : la DGCCRF ordonne le retrait immédiat de l’insecticide mortel « Super Rambo »
Une véritable bombe à retardement s’est glissée dans les foyers gabonais. La rédaction d’Info241 a reçu ce lundi 4 mai une alerte sanitaire d’une gravité exceptionnelle émise par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Daté du 27 avril, ce document officiel ordonne le retrait immédiat et la destruction de l’aérosol insecticide de marque « Super Rambo », importé de Chine, en raison de son extrême dangerosité et de sa non-conformité légale.
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Les analyses menées par les services de l’État révèlent des conclusions alarmantes quant à ce produit qui représente « une menace directe pour la sécurité et la santé des consommateurs ». Le risque d’explosion est particulièrement élevé : l’insecticide incriminé est composé à 99 % de kérosène et de gaz de pétrole, le rendant hautement inflammable à la moindre étincelle ou source de chaleur.
Toxicité sévère et fraudes multiples
Outre le risque d’incendie, le produit expose les usagers à une toxicité sévère. Son inhalation peut provoquer d’importants troubles respiratoires ainsi que des irritations cutanées et oculaires. La DGCCRF précise que ces dangers ciblent particulièrement les sujets vulnérables, à l’instar des enfants et des femmes enceintes, transformant cet aérosol domestique en un véritable danger sanitaire au quotidien.
L’alerte officielle
Les investigations ont également permis de mettre au jour des infractions graves liées à la commercialisation de ce produit. Les agents de la répression des fraudes ont constaté un étiquetage trompeur, la composition réelle ne correspondant aucunement aux mentions inscrites sur l’emballage. Plus inquiétant encore, l’aérosol souffre d’un défaut total de traçabilité, caractérisé par l’absence de toute identification de son fabricant.
Des consignes de sécurité strictes
Face à l’urgence de la situation, la DGCCRF a édicté des consignes de sécurité strictes à l’attention des populations et des opérateurs économiques. Les commerçants ont pour obligation de procéder au retrait immédiat des rayons de toutes les bouteilles de « Super Rambo ». L’administration prévient que toute vente de ce produit prohibé expose désormais les contrevenants à de lourdes sanctions réglementaires.
Quant aux consommateurs ayant déjà acquis ce produit, ils doivent impérativement en cesser l’utilisation. Il est formellement interdit de le jeter à la poubelle ou de le brûler, sous peine de provoquer une explosion. La directrice générale de la DGCCRF, Elise Emmanuelle Ntsame Obame, signataire de l’avis depuis Libreville, invite le public à signaler la détention ou la vente de cet insecticide via le numéro vert gratuit 8085 ou par WhatsApp au 061 000 193. Le Gabon n’est plus en transition, et la protection des citoyens contre ce type de fraude mortelle demeure une exigence de tous les instants.
@info241.com
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