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ONU : Une résolution qualifiant l’esclavage de crime le plus grave, adoptée malgré le refus de l’Argentine, d’Israël et des États-Unis

ONU : Une résolution qualifiant l’esclavage de crime le plus grave, adoptée malgré le refus de l’Argentine, d’Israël et des États-Unis
ONU : Une résolution qualifiant l’esclavage de crime le plus grave, adoptée malgré le refus de l’Argentine, d’Israël et des États-Unis © 2026 D.R./Info241

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L’Assemblée générale des Nations Unies a franchi une étape mémorielle décisive. Ce mercredi 25 mars, les États membres ont massivement adopté une résolution qualifiant la traite transatlantique des esclaves de crime le plus grave contre l’humanité. Porté par le Ghana au nom du Groupe africain, ce texte historique a recueilli 123 voix favorables. Toutefois, cette démarche de reconnaissance internationale s’est heurtée à 52 abstentions ainsi qu’à trois votes contre fermes exprimés par l’Argentine, Israël et les États-Unis.

Cette victoire diplomatique ouvre directement la voie à de lourdes revendications mémorielles et financières. S’exprimant avant le scrutin, le président du Ghana, John Dramani Mahama, a salué ce moment de « solidarité solennelle pour affirmer la vérité et ouvrir la voie à la guérison et à la justice réparatrice ». Une vision frontalement rejetée par l’ambassadeur américain auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, Dan Negrea. Ce dernier a jugé le texte « hautement problématique à d’innombrables égards », soulignant explicitement que Washington ne reconnaît aucun droit légal à des réparations pour des faits historiques qui n’étaient pas illégaux au regard du droit international au moment de leur perpétration.

Malgré ces réticences, les appels à une action concrète et immédiate se sont multipliés à la tribune. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté la communauté internationale à lever les obstacles persistants qui freinent l’émancipation des personnes d’ascendance africaine, plaidant pour un engagement sans faille en faveur de l’égalité. Faisant écho à cette exigence lors de cette journée de commémoration, la présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, a rappelé que l’extraction massive de ces millions de vies a vidé le continent africain de sa substance. Un héritage tragique qui, selon la poétesse barbadienne Esther Philips, ne trouvera d’apaisement que lorsque les mots se transformeront en actes de justice réparatrice.

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