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Port-Gentil : Le cri d’alarme d’Alogis face à l’occupation de son site et au mutisme judiciaire

Port-Gentil : Le cri d’alarme d’Alogis face à l’occupation de son site et au mutisme judiciaire
Port-Gentil : Le cri d’alarme d’Alogis face à l’occupation de son site et au mutisme judiciaire © 2026 D.R./Info241

La tension monte d’un cran autour du dossier Alogis à Port-Gentil. Lors de la conférence de presse animée le 13 mars, le conseil juridique de la société, Marlène Fabienne Essola Efoutame, a fermement dénoncé cette situation d’insécurité juridique qu’elle qualifie de déni de justice. Face aux médias, la juriste a tiré la sonnette d’alarme sur cette paralysie de l’outil de production susceptible d’affecter lourdement l’économie nationale.

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Depuis plusieurs jours, la base logistique de l’entreprise est en effet occupée de force par des individus se présentant comme d’anciens salariés de la Satram. Cette intrusion intempestive empêche totalement Alogis d’exploiter ses installations. Pourtant, la société de logistique bénéficie de décisions judiciaires favorables, dont le sursis à exécution expressément rendu par la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA), la plus haute juridiction de l’espace Ohada.

 Un risque de paralysie pour la fourniture en hydrocarbures

Outre l’entrave économique, le conseil juridique s’est indigné de l’inaction manifeste des autorités locales face aux dérives des occupants. « La base logistique d’ALOGIS est devenue une véritable zone de non-droit. Des individus qui ont reconnu devant le procureur avoir détruit des biens et violé des propriétés continuent d’occuper les lieux, d’y faire du feu et de séquestrer nos employés », a fustigé Essola Efoutame. Elle estime que l’État de droit vacille dangereusement lorsque l’urgence de telles séquestrations est superbement ignorée par le système judiciaire.

Au-delà du conflit social initial, le blocage de ce site stratégique fait peser de lourdes menaces sur l’économie du pays. Cette occupation illégale empêche Alogis d’honorer des engagements contractuels vitaux, notamment avec la Société gabonaise de raffinage (Sogara). Or, ce partenariat s’avère essentiel pour garantir l’approvisionnement régulier de la population et des industries en carburant et en gaz domestique. « Si le pays se retrouve paralysé faute de carburant ou de gaz, chacun devra assumer sa responsabilité », a prévenu la juriste, dénonçant l’inertie coupable des instances compétentes.

 L’appel à l’intervention du chef de l’État

Tout en reconnaissant la détresse sociale indéniable des ex-employés de la Satram, le conseil d’Alogis refuse que son client serve de bouc émissaire. « On ne règle pas une dette sociale par la spoliation d’une société autonome. Laisser faire, c’est encourager la loi de la rue », a-t-elle fermement rappelé. L’entreprise privée ne saurait payer le prix des errements de gestion d’une entité tierce au mépris des règles de droit fondamentales.

Face à cette crise qui s’enlise, Marlène Fabienne Essola Efoutame a lancé cet appel solennel aux plus hautes autorités, interpellant directement le ministre de la Justice et le chef de l’État. Elle réclame des mesures urgentes pour faire évacuer le site et restaurer l’autorité de la chose jugée. « Nous avons le droit avec nous. Nous avons une décision de la CCJA. L’ignorer reviendrait à remettre en cause les engagements juridiques internationaux du Gabon », a-t-elle conclu, espérant la libération immédiate des installations.

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