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Sécurité alimentaire

Libreville : L’Agasa saisit 710 kg de tripes de bœuf et plusieurs vivres impropres chez un grossiste

Libreville : L’Agasa saisit 710 kg de tripes de bœuf et plusieurs vivres impropres chez un grossiste
Libreville : L’Agasa saisit 710 kg de tripes de bœuf et plusieurs vivres impropres chez un grossiste © 2026 D.R./Info241

L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) a annoncé, ce vendredi 10 avril, une importante opération de saisie conservatoire consécutive à une inspection menée le mercredi 8 avril dans un entrepôt frigorifique de Libreville. Si la communication officielle de l’institution a initialement tu l’identité du grossiste visé et le lieu exact de l’infraction, les documents de saisie publiés sur ses réseaux sociaux ont permis de localiser formellement cette descente dans la capitale gabonaise. Cette intervention coup de poing a mis en lumière les pratiques commerciales désastreuses d’un opérateur économique, constituant une menace directe pour la santé publique.

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Au cœur de cette procédure administrative exceptionnelle figure d’abord un lot massif d’abats. Les agents de l’État ont procédé à la mise sous scellés immédiate de 710 kg de tripes de bœuf et de buffle. Cette marchandise particulièrement sensible était répartie dans 71 cartons de 10 kg, dont certains conditionnements importés d’Inde sous la marque commerciale « Amber ». La neutralisation de ce stock visait à endiguer un risque sanitaire imminent face aux conditions de conservation déplorables observées sur place.

 Un cumul alarmant d’infractions sanitaires

Pour justifier cette saisie, l’administration a dressé un constat accablant à l’encontre du propriétaire de la structure logistique. Les inspecteurs y ont relevé pas moins de six non-conformités majeures : un défaut manifeste d’hygiène, une rupture avérée de la chaîne du froid, un mauvais entreposage, un défaut de qualité des produits, l’absence d’un plan de maîtrise sanitaire et des risques élevés de contaminations croisées. « Ces constats, particulièrement préoccupants, révèlent une accumulation de manquements aux règles élémentaires de sécurité sanitaire » , a formellement souligné l’agence dans son rapport public.

L’insalubrité des lieux

Cependant, les éléments visuels versés au dossier par l’Agasa démontrent que le péril dépassait largement le seul lot de tripes importées. Les photographies prises sur les lieux de l’inspection révèlent en effet un environnement d’entreposage totalement anarchique. L’on y observe de manière explicite des cartons de 20 kg éventrés, exposant des tas de poissons entiers congelés à l’air libre et au contact direct des parois d’autres caisses potentiellement souillées par des écoulements.

 La santé des consommateurs en sursis

Cette promiscuité dangereuse concernait une grande variété de denrées alimentaires destinées à la revente. D’autres emballages fortement abîmés, contenant divers produits surgelés à l’instar de frites de pomme de terre, s’entassaient pêle-mêle dans une chambre froide dont la température n’était visiblement pas maîtrisée. Ce mélange de marchandises variées dans des contenants déchirés, soumis à des variations thermiques évidentes, illustre parfaitement la réalité du risque de contamination croisée dénoncé par les contrôleurs.

Un des lots saisis

Face à l’urgence et à la gravité extrême des faits constatés, les équipes d’inspection n’ont eu d’autre choix que d’appliquer des mesures réglementaires immédiates pour verrouiller l’ensemble des lots incriminés. Cette décision radicale vise à prévenir l’introduction de ces aliments potentiellement toxiques sur le marché librevillois, évitant ainsi de graves intoxications alimentaires aux consommateurs. Cette affaire rappelle avec force la nécessité d’une vigilance institutionnelle implacable face aux grossistes prêts à sacrifier les normes sanitaires sur l’autel de la rentabilité.

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